La rénovation énergétique des bâtiments est une nécessité pour réduire notre empreinte carbone. Cependant, l’isolation par l’extérieur (ITE) peut avoir des conséquences dramatiques sur la biodiversité urbaine, notamment pour les espèces du bâti qui dépendent des fissures et cavités des façades pour nicher et se reproduire. Avec Nat’H, il est possible d’allier performance énergétique et protection de la faune grâce à des solutions adaptées.
L’impact de l’ITE sur la biodiversité
L’isolation thermique par l’extérieur consiste à recouvrir les façades d’un bâtiment avec un isolant, souvent accompagné d’un enduit ou d’un bardage. Ce procédé améliore le confort thermique et réduit les consommations énergétiques, mais il présente un danger pour certaines espèces animales :
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Les oiseaux cavernicoles (moineaux, martinets noirs, rougequeues noirs) utilisent les fissures et cavités des murs pour nicher.
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Les chauves-souris, notamment les pipistrelles, trouvent refuge dans les interstices des bâtiments.
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Certains insectes comme les abeilles solitaires s’installent dans les anfractuosités des murs.
En bouchant toutes ces cavités sans précaution, de nombreuses espèces perdent leurs habitats, mettant en péril leur survie locale.
Comment concilier ITE et préservation des espèces du bâti ?
1. Réaliser un diagnostic faunistique avant les travaux
Avant d’entreprendre une isolation extérieure, il est primordial de réaliser un inventaire des espèces présentes. Ce diagnostic permet de repérer les cavités occupées et d’adapter les solutions de protection en conséquence. Chez Nat’H, nous proposons un accompagnement aux acteurs du bâtiment pour intégrer ces enjeux dès la conception des travaux.
2. Adapter la période des travaux
Les travaux doivent être planifiés en dehors de la période de nidification (mars à août pour la plupart des oiseaux). Un chantier réalisé à la mauvaise période peut entraîner la destruction de nids et la mort de jeunes oiseaux ou chauves-souris.
3. Installer des nichoirs adaptés
Plutôt que de condamner les cavités, Nat’H propose des nichoirs spécifiques en béton de bois adaptés à l’ITE. Ces nichoirs, conçus pour s’intégrer à l’isolant, permettent aux espèces du bâti de continuer à nicher sans compromettre l’efficacité thermique du bâtiment.
4. Préserver les cavités naturelles avec des conduits en béton de bois
Pour les espèces ayant déjà des nids derrière l’isolant, Nat’H propose des conduits en béton de bois. Ces conduits assurent un accès sécurisé aux cavités naturelles tout en respectant la continuité thermique du bâtiment.
Conclusion
Chaque projet d’isolation par l’extérieur est unique et doit prendre en compte la biodiversité locale. Grâce à des solutions adaptées comme les nichoirs et conduits en béton de bois, il est possible d’allier rénovation énergétique et préservation des espèces du bâti. Nat’H accompagne les professionnels et particuliers dans cette démarche responsable pour des bâtiments durables et respectueux de la nature.
