Démolition d’un bâtiment, ravalement de façade, rénovation énergétique ou pose d’une isolation thermique par l’extérieur (ITE) : les travaux importants peuvent avoir un impact direct sur les sites de nidification des hirondelles de fenêtre.
Lorsque des colonies sont présentes sur un bâtiment, leur prise en compte doit être anticipée dès la préparation du chantier. Parmi les solutions pouvant être intégrées à un projet de compensation écologique, la tour à hirondelles offre un nouvel espace de nidification indépendant du bâtiment concerné par les travaux.
Nat’H développe aujourd’hui plusieurs modèles permettant d’accueillir jusqu’à 20, 40 ou 60 nids d’hirondelles de fenêtre.
Hirondelles et travaux sur les bâtiments : un enjeu à anticiper
L’Hirondelle de fenêtre (Delichon urbicum) construit généralement son nid sur les façades, sous les avancées de toiture, les balcons ou les corniches. Elle est donc particulièrement concernée par les travaux réalisés sur le bâti.
Les opérations d’ITE, de ravalement ou de démolition peuvent notamment entraîner la disparition de nids existants ou rendre certaines façades moins favorables à leur reconstruction.
En France, l’Hirondelle de fenêtre est une espèce protégée. Les nids sont également protégés, y compris lorsque les oiseaux sont absents. Toute intervention susceptible de les détruire ou de perturber la reproduction doit donc être étudiée en amont et, lorsque la réglementation l’impose, faire l’objet des démarches et autorisations nécessaires.
Dans ce contexte, la tour à hirondelles Nat’H peut être intégrée à une stratégie de maintien ou de compensation des capacités de nidification du site.
Une tour indépendante du bâtiment et rapide à mettre en œuvre
L’un des principaux avantages d’une tour à hirondelles est son indépendance vis-à-vis du bâtiment en travaux.
Elle peut ainsi être installée à proximité du site initial afin de proposer une nouvelle capacité d’accueil aux hirondelles lorsque la conservation des nids sur la façade n’est pas possible dans le cadre du projet autorisé.
Les tours Nat’H reposent sur un mât d’environ 4,50 mètres, équipé d’un système anti-prédation et surmonté d’une toiture sous laquelle sont installés les nids en béton de bois.
Nat’H propose actuellement trois configurations :
- 20 nids : tour d’environ 1,30 × 1,30 m
- 40 nids : tour d’environ 2 × 2 m
- 60 nids : tour d’environ 2,50 × 2,50 m
Le choix du modèle dépend notamment de la taille de la colonie concernée, des objectifs écologiques du projet et de l’espace disponible.
Une installation adaptable aux contraintes du chantier
La tour peut être installée directement par les équipes Nat’H. Lorsque le maître d’ouvrage ou l’entreprise dispose des engins et compétences nécessaires, la pose peut également être organisée en autonomie selon les préconisations techniques transmises.
La fondation peut elle aussi être adaptée au projet. Pour le plot béton, Nat’H peut fournir le plan de génie civil afin qu’une entreprise locale réalise la fondation. Il est également possible de prévoir une solution comprenant le plot béton livré avec la tour.
Cette flexibilité facilite l’intégration des tours dans des opérations de rénovation énergétique, de renouvellement urbain, de démolition ou d’aménagement.
Diffuseur de cris et bac à boue : favoriser l’installation des hirondelles
La pose d’une tour constitue une première étape. Son implantation et les équipements qui l’accompagnent jouent également un rôle important dans son attractivité.
Un système de repasse ornithologique, diffusant des cris d’hirondelles, peut être installé lors de leur retour migratoire afin de rendre le nouveau site plus facilement identifiable par les oiseaux.
Nat’H peut également proposer un bac à boue pour hirondelles. L’Hirondelle de fenêtre construit naturellement son nid à partir de petites boulettes de terre humide mélangées à sa salive. La disponibilité de boue à proximité peut donc faciliter la construction ou la réparation de nids naturels.
L’objectif est de recréer non seulement des sites de nidification, mais un environnement aussi favorable que possible à l’installation durable d’une colonie.
Bien choisir l’emplacement d’une tour à hirondelles
Toutes les implantations ne présentent pas le même potentiel.
L’environnement immédiat, les trajectoires de vol, l’exposition, la présence de zones de chasse riches en insectes, la proximité de colonies existantes ou encore l’accès à des matériaux nécessaires à la construction des nids sont autant de paramètres à prendre en compte.
C’est pourquoi Nat’H mène actuellement une étude sur sept années d’installation de ses tours à hirondelles.
L’objectif est de croiser les taux d’occupation avec différents critères d’implantation afin d’identifier plus précisément les configurations les plus favorables à la colonisation des tours.
Ces données permettront progressivement d’affiner encore davantage les préconisations faites aux collectivités, bailleurs, promoteurs, bureaux d’études et entreprises du bâtiment.
Préserver les hirondelles tout en permettant l’évolution du bâti
Rénover les bâtiments et préserver la biodiversité ne doivent pas être deux objectifs contradictoires.
Lorsque les enjeux écologiques sont intégrés suffisamment tôt au projet, des solutions peuvent être mises en place pour maintenir des capacités de nidification adaptées.
Les tours à hirondelles Nat’H, associées si nécessaire à des nids en béton de bois, un bac à boue ou un système de repasse ornithologique, permettent de proposer une réponse adaptée aux projets de grande ampleur.
Vous préparez une démolition, une ITE, un ravalement ou une rénovation comportant des nids d’hirondelles ? Nat’H peut étudier avec vous la configuration d’une tour et son implantation en fonction des contraintes de votre site.
